Les enfants doivent-ils payer des frais de succession ?
- Zoe Lemonnier

- 27 nov. 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 28 nov. 2025

Lorsqu’un parent décède, les enfants se demandent presque toujours s’ils devront payer des frais de succession.En 2025, les transmissions en ligne directe bénéficient de règles fiscales plus favorables que les autres héritages, notamment grâce à un abattement important et à un barème progressif. Cependant, cela ne signifie pas que toutes les transmissions parent → enfant sont exonérées. Les frais de succession dépendent de la valeur du patrimoine, des donations antérieures, de la composition familiale et de la présence ou non d’un bien immobilier.
Cet article détaille de façon claire ce que les enfants doivent réellement payer, dans quels cas ils sont exonérés, et quelles stratégies techniques permettent de réduire ou d’éviter la fiscalité successorale.Des liens internes permettent d’approfondir chaque notion (taxe sur héritage, optimisation fiscale, frais de succession, héritage d’un bien, etc.).
1. Les enfants bénéficient-ils d’un avantage fiscal particulier ?
Oui.Les enfants sont les héritiers les mieux traités par la fiscalité successorale française.Ils bénéficient automatiquement d’un abattement de 100 000 € chacun sur la part reçue de chaque parent, quel que soit leur âge ou leur situation personnelle. Par exemple, dans un couple, deux enfants peuvent recevoir ensemble 400 000 € en franchise d'impôt (100 000 € par enfant et par parent). Pour comprendre le mécanisme complet de la succession, voir :Comment se passe l’héritage d’un bien immobilier ?
2. Comment se calcule l’impôt lorsque la succession dépasse 100 000 € ?
Si la part reçue par un enfant dépasse l’abattement de 100 000 €, le surplus est taxé selon le barème progressif des droits de succession en ligne directe.Ce barème varie entre 5 % et 45 %. L’article complémentaire Quel pourcentage prend l’État sur un héritage ? détaille le barème complet.
Tableau 1 : Barème des droits de succession pour les enfants (2025)
Fraction taxable après abattement | Taux fiscal |
Jusqu’à 8 072 € | 5 % |
8 072 à 12 109 € | 10 % |
12 109 à 15 932 € | 15 % |
15 932 à 552 324 € | 20 % |
552 324 à 902 838 € | 30 % |
902 838 à 1 805 677 € | 40 % |
Au-delà | 45 % |
Ce barème s’applique à la part taxable reçue par chaque enfant.
3. Exemple concret : Les enfants doivent-ils réellement payer ?
Prenons une succession comprenant une maison estimée à 250 000 € et de l’épargne pour 50 000 €, soit 300 000 €répartis entre deux enfants. Chacun reçoit 150 000 €.
Abattement : 100 000 €
Part taxable : 50 000 €
Imposition approximative : environ 8 000 € par enfant.
Pour une analyse détaillée selon la valeur de la maison, voir :Frais de succession pour une maison de 250 000 euros
Tableau 2 : Combien paient les enfants selon la valeur reçue ?
Part reçue par enfant | Part taxable | Impôt estimé |
80 000 € | 0 € | 0 € |
120 000 € | 20 000 € | environ 2 200 € |
150 000 € | 50 000 € | environ 8 000 € |
300 000 € | 200 000 € | environ 30 000 € |
600 000 € | 500 000 € | environ 95 000 € |
Ces chiffres sont simplifiés et ne tiennent pas compte de donations antérieures ou de particularités.
4. Les enfants doivent-ils payer des frais si la succession contient une maison ?
La présence d’un bien immobilier implique :des frais de succession (droits de succession),des frais de notaire (débours + émoluments),la taxe de publicité foncière,et parfois des frais de partage en cas d’indivision. Les enfants ne sont pas exonérés par nature. La fiscalité dépend de la valeur du bien et de la structure familiale. Pour l’analyse complète :Quels sont les impôts à payer sur un héritage de maison ? Et pour comprendre la taxation spécifique d’un bien immobilier :Taxe sur l’héritage d’une maison
5. Le rôle des donations antérieures dans le calcul
Toute donation reçue dans les quinze ans précédant le décès réduit l’abattement encore disponible.Exemple simple :Si un enfant a reçu 60 000 € en donation il y a dix ans, il ne lui reste plus qu’un abattement de 40 000 € sur la succession. Pour éviter cette réduction, certains utilisent une stratégie par donation progressive, expliquée dans :Donner une maison sans frais de succession
6. Les enfants peuvent-ils être totalement exonérés de frais de succession ?
Oui, dans trois grandes situations :
La valeur reçue est inférieure à 100 000 €Aucune taxe à payer.
La transmission est optimisée via un démembrement de propriétéLa nue-propriété peut être transmise à faible valeur fiscale.
La maison est occupée par l’enfant et répond à certains critères d’exonérationCas rare mais possible si le logement était la résidence principale du défunt et de l’enfant.
Pour l’optimisation, consulter :Comment éviter les frais de succession sur un bien immobilier ?
7. Les enfants doivent-ils payer en cas de revente du bien ?
Si les enfants revendent une maison héritée, une imposition sur la plus-value immobilière peut s’ajouter.Elle est calculée entre :la valeur du bien le jour du décès, et le prix de vente. Dans certains cas, il est plus avantageux d’attendre cinq ans, comme expliqué dans :Pourquoi attendre 5 ans pour vendre un bien hérité ?
8. Les enfants doivent-ils payer l’impôt sur l’héritage ?
Oui, si la part reçue dépasse l’abattement ou si le patrimoine global est important.Pour une vision complète des impôts applicables :Éviter l’impôt sur un héritage immobilier
FAQ – Les enfants doivent-ils payer des frais de succession ?
Les enfants paient-ils toujours des impôts lors d’une succession ?
Non. Si la part reçue ne dépasse pas 100 000 €, aucune taxe n’est due.
Les frais de notaire sont-ils inclus dans les droits de succession ?
Non. Les frais de notaire comprennent aussi des débours et des formalités administratives.
L’héritage d’une maison est-il plus taxé que l’héritage d’argent ?
La fiscalité est identique, mais les frais administratifs sont plus élevés avec un bien immobilier.
Une donation permet-elle de réduire les frais de succession ?
Oui, en utilisant l’abattement de 100 000 € de manière anticipée et renouvelable.
Conclusion
Les enfants ne paient pas systématiquement des frais de succession. Grâce à l’abattement de 100 000 €, de nombreuses transmissions sont totalement exonérées. Cependant, dès que la valeur transmise dépasse ce seuil, la taxation peut devenir significative, notamment en présence d’un bien immobilier. Des stratégies existent pour réduire ou supprimer la facture, mais elles doivent être anticipées.
Pour une stratégie patrimoniale complète et adaptée à votre situation, découvrez :Gestion de patrimoine immobilier – Lemon Properties



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